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Extraits de presse CD Bach - Clavecin Luth
J.S BACH
EXTRAITS DE PRESSE ENREGISTREMENT BACH SUR CLAVECIN-LUTH
AVRIL 2014

 « Au fil de cette rencontre originale vous découvrirez un Bach comme vous ne l’avez jamais entendu, à la sonorité plus ronde et plus vibrante, tout en demi-teinte, entre ombre et lumière, où la virtuosité le dispute à l’émotion. Un disque magnifiquement interprété, original, qui tombe à point nommé pour nous rappeler l’importance du clavecin dans l’œuvre de Bach, un instrument chéri qui le suivra toute sa vie durant » L’éducation musicale

« Ce CD remplit la double mission de découverte et d’enchantement avec un clin d’œil amusé sur la mystification que permet cet instrument jusque-là un peu oublié. Les choses devraient changer ! » UTMISOL

« Le travail réalisé par Olivier Baumont a non seulement une dimension artistique, mais également organologique précieuse pour nos contemporains qui peuvent apprécier un certain nombre de pièces composées par Bach sur ce clavecin-luth en une interprétation d’une finesse qui rend hommage à la délicatesse de cet instrument ! » Lexnews

« Olivier Baumont rend justice à un répertoire spécifique, nécessitant de la part de l’interprète une grande délicatesse associée à une musicalité parfaite. Il va de soi que ces qualités requises sont parfaitement réunies par Olivier Baumont qui nous livre ces œuvres de Johann Sebastian bach sur un superbe clavecin-luth Willard Martin (1991, Pennsylvanie, U.S.A). » ON-MAG

« Ce programme est pure merveille grâce au virtuose qui livre un opus à la sonorité veloutée, au toucher soyeux et électrique, d’une sensualité inégalable grâce à l’instrument le plus injustement méconnu (puisqu’il avait disparu). Homme de lettres, savant auteur d’ouvrages salués sur Vivaldi, Couperin (et bientôt en 2015 une étude sur la musique dans les "Mémoires" du duc de Saint-Simon), Olivier Baumont est le digne héritier d’un Gustav Leonhardt, à qui a été dédié son ultime concert des "Tempéraments" à Paris » La revue du spectacle

« Une parution plaisante et une interprétation remarquable de clarté, qui fait bien ressortir toute la palette harmonique de cet instrument original et bénéficiant par ailleurs d’une prise de son de toute beauté. Une curiosité à découvrir. » Resmusica



Choc Enregistrement Appogiature Janvier 13
G.Ph Telemann
Disque & Concert G.-P.Telemann (1681-1767), Œuvres pour clavier • Olivier Baumont, des 'heureuses contrées' à 'l'instant de grâce'. 4 Chocs de 2012

Né en 1681 à Magdebourg (Saxe), contemporain de Georg Friedrich Haendel et Jean Sébastien Bach, attaché aux autorités de Hambourg de 1721 à sa mort en 1767 (1), l'autodidacte Georg Philipp Telemann fut - si cette expression eut jamais un sens - un compositeur prolifique. Qu'on en juge ! Dans le domaine de la musique instrumentale, plus de six cents Suites pour orchestre, Symphonies, Concertos, Sonates, Duos, Trios, Quatuors, Sérénades, des pages pour clavecin et orgue... La musique vocale profane ou sacrée revendique pour sa part plus de quarante Opéras et de nombreux intermezzos, près de mille sept cents (!) Cantates d'église, quinze Messes, vingt-deux Psaumes, environ quarante Passions, six Oratorios... Et puis des Motets à huit voix, des Cantates profanes, des Odes, des Canons, des Chants. Mais n'oublions pas : la fameuse Tafelmusik - en trois productions -, la Wassermusik, les quatre Quatuors Parisiens...

Et encore les Œuvres pour clavier, lesquelles ne comptent pas moins d'une vingtaine d'opus connus - qu'ils soient à l'état de manuscrit, ou bien édités. De cette dernière catégorie - si nous mettons à part les les trois douzaines de Fantaisies (TWV 33:01-36), les six Ouvertures (TWV 32:05-10) et le Concerto en si mineur (TWV 32:A1) - nous ne pouvons assurément écrire qu'elle est la part du legs de Telemann la plus connue, ni la plus enregistrée, ni la plus jouée au concert. La survenue du présent CD, de marque Euromusic, consacré par Olivier Baumont (ci-dessous) à quelques-unes de ces partitions, n'en est que plus appréciée.

Olivier Baumont (ci-dessus), premier prix de clavecin et de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, où il enseigne, est à la tête d'une discographie relevée, particulièrement à l'égard de la musique française. Couperin et Rameau y côtoient ainsi Balbastre, Dandrieu, Daquin, Champion de Chambonnières, D'Anglebert, Le Roux... La voici désormais agrémentée d'un voyage en l'heureuse contrée des pièces pour clavier du Hambourgeois. L'image d'une heureuse contrée est bien la première qui vienne à l'esprit à l'écoute du présent recueil, illustrant à l'envi le goût que Telemann - grand Européen devant l'Éternel - entretenait pour la musique française et italienne. Ce choix en miroirs (2) n'est pas pour rien dans la réussite de l'entreprise. Ajoutons-y sans hésiter le recours à divers clavecins (deux italiens, deux français, alternés en fonction du style requis)... et même à un clavicorde ! Ces maints attraits, combinés au charisme reconnu de l'interprète, concourent à faire de cet album un enchantement.

Démonstration avec l'Ouverture en sol majeur, dans la forme et le style français, ou du Concerto en sol mineur, transcrite par J.-S. Bach pour le clavier, que Baumont nous livre de manière très fluide, dans toute leur (apparente) simplicité. 
Les richissimes Fantaisies proposées, deux hexagonales et quatre ultramontaines, sont elles aussi traitées avec une liberté, un naturel, une évidence... paraissant se jouer de la complexité de leur écriture (TWV 33:13 et TWV 33:34).

Inclure en conclusion de ce programme à la prise de son superlative, un choral de Johann Crüger (1598-1662), harmonisé par le grand Händel (Jesu meine Freude, HWV 480) pour honorer l'amitié profonde qui liait les deux musiciens - puis, lui faire succéder deux harmonisations éponymes (TWV 31:33 et TWV 31:34) est à nouveau une trouvaille bienvenue... même si le passage subit du clavecin italien au clavicorde peut laisser plus d'un auditeur a priori dubitatif. Le choix de de dernier instrument coule pourtant de source à l'écoute, conférant à ces trois Jesu meine Freude la fragrance adéquate. Propre à refermer ce captivant hommage à la versatilité de Telemann, elle se fait soudain vaporeuse, mais si justement bouquetée (3).

(1) Son successeur dans la cité hanséatique fut Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788), deuxième fils survivant de Johann Sebastian.

(2) À l'image, bien entendu, des Goûts Réunis (ou des Nations)... chefs d'œuvres de François Couperin "le Grand",  un musicien qu'Olivier Baumont a particulièrement défendu et illustré. Son enregistrement intégral - un coffret de 10 CD Warner - peut être acheté ICI.

(3) Il convient de louer le remarquable texte autographe d'Olivier Baumont inséré dans le recueil. Son titre "Une caisse de fleurs" fait allusion à un envoi de bulbes floraux (assortis d'une lettre en français) par Händel à l'adresse de Telemann. Autour de cette anecdote, à la source des Jesu meine Freude au clavicorde, l'artiste jardine une présentation de son travail, documentée et stylée - d'une pédagogie limpide à cent lieues de tant de notices absconses, ou faméliques. Il n'est pas jusqu'à la couverture du livret qui ne file la métaphore horticole ! C'est aussi pour des élégances de cet ordre, que le CD physique garde toute sa saveur.



Classica Juillet Août 2010
Bach Suites Françaises
**** Classica/Philippe Venturini/Juillet-Août 2010
Bach Suites Françaises/Warner 2010
« Qu’est ce que je pense pouvoir apporter à des oeuvres si souvent jouées ? » demande Olivier Baumont dans un texte de présentation rédigé à la première personne du singulier. Et l’artiste d’évoquer « un ancien maître » qui conseillait « de ne pas déranger » une musique pour bien l’interpréter. Mais « ne pas déranger » ne signifie pas disparaître derrière une neutralité passive ou impuissante. Fin connaisseur de Couperin, Olivier Baumont cherche davantage à émouvoir qu’à surprendre son auditeur. Pour ce faire, il bénéficie d’un cadre propice à l’intimité dans un château du XVIIè siècle où s’épanouit la sonorité ronde et naturellement chantante du clavecin de Jacques Goermans (Paris, 1774) finement captée par Jean-Marc Laisné. Dans ces conditions, l’art français «superbement exilé chez Bach » comme l’écrit l’artiste, semble plus que jamais retrouver ses racines, magnifier son goût de l’équilibre, de l’éloquence discrète, du mouvement qui ne déstabilise jamais l’édifice. Connaissant le musicien, on imagine des allemandes et des sarabandes rêveuses ou mélancoliques ; elles le sont en effet à l’image de cette allemande au pastel de la Suite N°3 ou de celle, aérienne, de la Suite N°4. Mais si le climat général se veut essentiellement contemplatif et oriente le plus souvent la tête vers les étoiles, il peut aussi faire danser les doigts avec une rare élégance comme dans ces gigues où les rythmes pointés participent à l’animation du geste sans jamais saccader la respiration. « Enrichir sans déranger » propose Olivier Baumont pour bien « redire ». Il a tenu parole.



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