Presse et critiques

Madame se meurt !

Théâtre de Poche - Octobre 2019

C’est simple et beau comme du cristal, c’est spirituel et bouleversant. Diction, musicalité, ici on ne craint pas l’expressivité des corps, des gestes, des visages, des regards, des voix. Superbe.
Le Figaroscope

Un trio lumineux et inspiré, une plongée dans la beauté tragique.
Artistikrezo.com 

Il faut vraiment aller voir ce spectacle d'une beauté sépulcrale, doucement éclairé, délicieusement mis en musique, interprété avec grâce, élégance et virtuosité. C'est un moment théâtral à la fois d'une force et d'une délicatesse sublimes.
De la cour au jardin – Yves Poey

Sous les doigts d'Olivier Baumont, le clavecin se fait caressant ou grinçant, comme si l'instrument savait les choses de la terre, pressentait celles du ciel et, peut-être aussi, se souvenait de celles des abysses...La voix chaude et grave, la diction noble mais sans raideur de Marcel Bozonnet conviennent à merveille à la langue du Grand Siècle...Dans sa fluide robe blanche, Jeanne Zaepffel illumine le plateau de son timbre juvénile, ici très tendre, là joliment malicieux...Une proposition raffinée, équilibrée et pourtant ardente.
La Croix – Emmanuelle Giuliani

Emporté par les envolées lyriques de la soprano Jeanne Zaepffel, lumineuse, par le timbre chaud de la voix de Marcel Bozonnet, et le toucher aérien d’Olivier Baumont sur le clavecin, le public se prend à rêver d’un autre temps, d’une autre époque.
Olivier Frégaville-Gratian d’Amore

Ce trio impeccable nous bascule, au XVIIe siècle, dans le récit d'une courte vie achevée à l'âge de 26 ans, celle d'Henriette-Anne d'Angleterre, épouse de Philippe d'Orléans. Marcel Bozonnet retrace, à coups de souvenirs puisés chez Bossuet, Saint-Simon, Madame de La Fayette, le destin d'une femme qui ne voulait, au fond, qu'être heureuse. Ce qu'elle paya au prix fort. Saisissant.
Sortir - Télérama


Apothéoses

NOMAD MUSIC - 2018

Les deux Apothéoses peuvent s’épanouir sans l’ombre d’un archet : le tête à tête de deux clavecins donne le change dans cette série de tableaux où Apollon persuade Corelli et Lully que la fusion des styles français et italien produit la musique « la plus parfaite ». La préface de Couperin évoque cette alternative (…) dont Béatrice Martin et Olivier Baumont "s’emparent" avec un enthousiasme évidentIls invitent à leurs côtés le théorbe de Claire Antonini, et se partagent les deux fameux clavecins conservés au Château de Versailles dont les voix flamande et française s’accordent à merveille ( …) Martin et Baumont trouvent un ton convaincant, une élégance de belle tenue et une diction qui cerne au plus près les caractères. Ces pièces souvent brèves exigent en effet un coup de crayon des plus habiles (…).

La Sonade est brillante et joliment déclamée, « la source » (…) coule avec une belle rondeur qui vient souligner l’harmonie d’un théorbe très inspiré. On tombe facilement sous le charme du Sommeil de Corelli, la délicatesse des petits jeux y fait merveille. La complicité des musiciens est admirable (…)

Les « incomparables » Lully et Corelli sont également à l’honneur dans les compléments signés Dandrieu et Armand-Louis Couperin. Les pièces solo mettent en lumière les jeux assez différents de Béatrice Martin (belle et impérieuse virtuosité) et d’Olivier Baumont d’un raffinement délectable. On louera pour finir une prise de son d’un naturel exemplaire.
Diapason – Décembre 2018 – Philippe Ramin


"À l'Opéra, Monsieur !"

Editions Gallimard

Olivier Baumont nous convie à une visite des labyrinthiques Mémoires de Saint-Simon où la musique tend le fil d’Ariane. On suit notre guide avec appétit, sans jamais trouver la belle page, le croquis de musicien, la description inouïe de concert ou d’office, dont il faudra encore rêver. Mais on le suit au pas, car il perçoit et amplifie le moindre reflet de la musique sur le fleuve Saint-Simon. Pas un mot sur Lalande, De Visée ou d’Anglebert, hélas ! mais son œil fustige les vices et les égarements de ces dames bataillant hardiment pour une loge à l’Opéra, ou victimes d’une pique au bal. D’ailleurs, si Rousset ne s’attarde pas sur les « dominos » multicolores que Couperin enchaîne dans ses Folies françaises pour clavecin, Baumont prend le temps de lever le voile sur ces « costumes de bal masqué composés d’une robe ouverte jusqu’au talon et d’un capuchon ». Saint-Simon n’évoque jamais autant la musique omniprésente à Versailles qu’en rendant compte des derniers jours de « Jupiter mourant ». Il prend soin, au fil des pages par centaines, de n’affirmer aucun goût véritable pour la musique et pourtant c’est elle qu’il appelle pour exprimer l’émotion intense du mémorialiste. En 1718, les enfants légitimés de Louis XIV se voient réduits au simple rang de leurs pairies, lors d’une annonce officielle : « Je le laissois pas d’entendre cette vivifiante lecture, dont tous les mots raisonnoient sur mon cœur comme l’archet sur l’instrument ».
Diapason – Gaëtan Naulleau


Bach : Clavecin-Luth

Label Loreley/Distribution Harmonia Mundi - 2014

« Au fil de cette rencontre originale vous découvrirez un Bach comme vous ne l’avez jamais entendu, à la sonorité plus ronde et plus vibrante, tout en demi-teinte, entre ombre et lumière, où la virtuosité le dispute à l’émotion. Un disque magnifiquement interprété, original, qui tombe à point nommé pour nous rappeler l’importance du clavecin dans l’œuvre de Bach, un instrument chéri qui le suivra toute sa vie durant »
L’éducation musicale

« Ce CD remplit la double mission de découverte et d’enchantement avec un clin d’œil amusé sur la mystification que permet cet instrument jusque-là un peu oublié. Les choses devraient changer ! »
UTMISOL

« Le travail réalisé par Olivier Baumont a non seulement une dimension artistique, mais également organologique précieuse pour nos contemporains qui peuvent apprécier un certain nombre de pièces composées par Bach sur ce clavecin-luth en une interprétation d’une finesse qui rend hommage à la délicatesse de cet instrument ! »
Lexnews

« Olivier Baumont rend justice à un répertoire spécifique, nécessitant de la part de l’interprète une grande délicatesse associée à une musicalité parfaite. Il va de soi que ces qualités requises sont parfaitement réunies par Olivier Baumont qui nous livre ces œuvres de Johann Sebastian Bach sur un superbe clavecin-luth Willard Martin (1991, Pennsylvanie, U.S.A). »
ON-MAG

« Ce programme est pure merveille grâce au virtuose qui livre un opus à la sonorité veloutée, au toucher soyeux et électrique, d’une sensualité inégalable grâce à l’instrument le plus injustement méconnu (puisqu’il avait disparu). Homme de lettres, savant auteur d’ouvrages salués sur Vivaldi, Couperin (et bientôt en 2015 une étude sur la musique dans les "Mémoires" du duc de Saint-Simon), Olivier Baumont est le digne héritier d’un Gustav Leonhardt, à qui a été dédié son ultime concert des "Tempéraments" à Paris »
La revue du spectacle

« Une parution plaisante et une interprétation remarquable de clarté, qui fait bien ressortir toute la palette harmonique de cet instrument original et bénéficiant par ailleurs d’une prise de son de toute beauté. Une curiosité à découvrir. »
Resmusica


Le Neveu de Rameau

Théâtre du Ranelagh - 2013

LES SPECTATEURS LOUENT LES INTERVENTIONS MUSICALES/FLORILEGE

« Magnifique Olivier Baumont ! »

« Superbe claveciniste !! »

« La présence d'Olivier Baumont nous a ravis »

« Acteurs excellents , texte drôle et splendide , clavecin d'Olivier Baumont très beau »

« une sublimation du texte avec la musique de Rameau »

« Cette pièce mérite d'être vue, surtout pour les interludes musicaux »

« Clavecin délicieux… soirée raffinée comme de la dentelle »

« Très bons acteurs. Super le clavecin ! Très rare »

« Le clavecin soutient parfaitement le texte. »

« les deux acteurs et le claveciniste sont des comédiens accomplis et le texte brillant »

« claveciniste excellent et expressif »

« comble de plaisir, la belle musique au clavecin »

« Le jeu des acteurs, l'exécution tout en charme et en finesse des pièces musicales m'ont "ravie" dans tous les sens du terme »

« une finesse toute musicale, dans un univers bouillonnant, poétique, et plein d'humeur et d'humour »

« un jeu d'acteurs extraordinairement jouissif, orchestré par des jeux de clavecin enchanteurs ! »

« Un musicien intégré subtilement au spectacle. Un grand moment de théâtre. »

« un très beau texte, une interprétation remarquable, un clavecin envoûtant.... une des meilleures pièces du moment! » 


Telemann

Loreley - 2012

« Compositeur encore mal considéré parce que trop prolixe, Telemann réserve pourtant de savoureux propos à qui prend la peine de l’écouter. Ce disque le prouve avec une rare pertinence par sa construction, le choix des instruments et, bien sûr, l’interprétation [...] Olivier Baumont trouve toujours le ton juste et le geste approprié. Le panache de l'ouverture, la malice des bourrées, la tendresse d'une aria d'un côté, les oppositions entre soliste et orchestre de l'autre, la lisibilité des seconds plans, donnent du relief à un portait de Telemann que colorent avec générosité les épisodes cursifs des fantaisies avant la prière intérieure des chorals. Telemann mérite décidément mieux que la moue avec laquelle il est encore trop souvent accueilli. »
Classica

« Serait-ce la première fois qu'un récital balaie la production pour clavier de Telemann dans toute sa diversité - une ouverture, les nombreuses fantaisies en 3 ou 4 volets concis, des préludes de choral et un concerto transcrit de Bach - ? Pas impossible. Autre bonne idée d'Olivier Baumont, varier les clavecins et confier au clavicorde, instrument de l'intimité, la prière des trois "Jesu Meine Freude"; l'ouverture et le concerto profitent de la palette d'un généreux Goermans, et les fantaisies sont partagées entre 3 joyaux des collections Guillou/Dubuisson, deux clavecins italiens et un français XVIIè. Quel luxe! [...] »
Diapason

« Magnifique concert de joie et de tendresse, d'énergie, entre goût italien et style français, pour ce quarantième plus ou moins, enregistrement d'Olivier Baumont. [...] Dans l'immense océan des compositions de Telemann qui est emporté par la vague liturgique, le clavier ne tient pas numériquement une grande place (un peu plus de 20 opus) mais sous les doigts et dans l'oreille d'Olivier Baumont, c'est du grand clavier. »
Musicologie.org

 « Voilà une interprétation engagée, époustouflante, virtuose et élégante, d’une grande présence musicale, d'œuvres pour clavier de Telemann. Le clavecin dans tous ses états, mais aussi le plus rare clavicorde, comme on n’aurait osé le rêver ! Des pièces d’inspiration française et italienne, interprétées sur cinq clavecins différents et un clavicorde. Un pur régal »
L’éducation Musicale

« Olivier Baumont avance sur des neiges peu foulées voire vierges avec la rigueur, l’intelligence et le perfection auxquelles il a habitué les mélomanes tout au long de sa dense discographie [...] Professeur de clavecin au CNSM, ce grand expert de baroque français (mais pas que...), claveciniste exigeant et élégant, est un grand spécialiste des XVIIe et XVIIIe siècles. Une passion qui n’en fait pas pour autant un nostalgique fleurant bon la naphtaline ou un artiste déconnecté de son temps. Grand cinéphile devant l’éternel, Baumont qui aime à dire que « la poussière n’est pas toujours là où l’on croit », avoue même un certain intérêt pour... le rap ! »
Qobuz

« Ce CD est une merveille de bon goût : la pochette, le livret, la décoration, les instruments, la musique, l’interprétation, tout y est à l’image de ce personnage de porcelaine en costume de cour, fin, subtil, délicat, fragile, précieux, qui orne le digipack [...] Ce concert d’une heure coule avec une rapidité étonnante. L’humour, la grâce, la légèreté de Telemann sont magnifiquement servis par cet album séduisant. »
On-mag

« Les œuvres présentées ici sont pour la plupart inconnues mais passionnantes. L’Ouverture en sol est magnifique et s’impose comme une véritable musique de cour. Le Concerto est une partition majeure, ici transcrite par Bach, aux accents brillants, festifs ou retenus comme l’élégant Adagio. Les Fantaisies qui suivent sont pétillantes, jubilatoires. Le Tendrement de la Fantaisie en do mineur est totalement élégiaque. Le Gayment de la Fantaisie en do majeur est sautillant, plein de fraicheur. Seuls peut-être les trois chorals interprétés sur clavicorde sont plus anecdotiques [...] l’intérêt musicologique s’impose ici. Olivier Baumont joue des instruments français ou italiens. Ses phrasés sont rigoureux, précis. Il faut enfin souligner l’élégante présentation de cet enregistrement lumineux. »
Utmisol


Bach : 6 Suites Françaises

Warner - 2010

« Qu’est ce que je pense pouvoir apporter à des oeuvres si souvent jouées ? » demande Olivier Baumont dans un texte de présentation rédigé à la première personne du singulier. Et l’artiste d’évoquer « un ancien maître » qui conseillait « de ne pas déranger » une musique pour bien l’interpréter. Mais « ne pas déranger » ne signifie pas disparaître derrière une neutralité passive ou impuissante. Fin connaisseur de Couperin, Olivier Baumont cherche davantage à émouvoir qu’à surprendre son auditeur. Pour ce faire, il bénéficie d’un cadre propice à l’intimité dans un château du XVIIè siècle où s’épanouit la sonorité ronde et naturellement chantante du clavecin de Jacques Goermans (Paris, 1774) finement captée par Jean-Marc Laisné. Dans ces conditions, l’art français «superbement exilé chez Bach » comme l’écrit l’artiste, semble plus que jamais retrouver ses racines, magnifier son goût de l’équilibre, de l’éloquence discrète, du mouvement qui ne déstabilise jamais l’édifice. Connaissant le musicien, on imagine des allemandes et des sarabandes rêveuses ou mélancoliques ; elles le sont en effet à l’image de cette allemande au pastel de la Suite N°3 ou de celle, aérienne, de la Suite N°4. Mais si le climat général se veut essentiellement contemplatif et oriente le plus souvent la tête vers les étoiles, il peut aussi faire danser les doigts avec une rare élégance comme dans ces gigues où les rythmes pointés participent à l’animation du geste sans jamais saccader la respiration. « Enrichir sans déranger » propose Olivier Baumont pour bien « redire ». Il a tenu parole.
Classica- Philippe Venturini


Site officiel Olivier Baumont